Un an de prison ferme pour le propriétaire de Kapo !

Hier, nous étions sur les bancs du tribunal d’Évry pour honorer la mémoire de Kapo. Son histoire tragique, d’une cruauté rare, avait soulevé une immense vague d’indignation deux mois plus tôt.

Tout commence le 2 décembre 2025, à Ris-Orangis. Des voisins découvrent un chien errant dans un état de détresse absolue. L’animal boite, gémit et dégage une odeur de « cochon brûlé ». Un vétérinaire confirmera par la suite que la pauvre bête a été torturée à l’aide d’un tazer, provoquant des brûlures si profondes que sa peau tombait en lambeaux.

Recueilli par une autre association, Kapo s’éteindra deux semaines plus tard, son corps n’ayant pas survécu à l’infection de ses plaies.

À l’audience, le mis en cause — détenu depuis janvier — a soutenu avoir confié son chien la veille à un inconnu rencontré sur Snapchat. Comme par un hasard opportun, ce mystérieux intermédiaire aurait supprimé son compte juste après l’échange, devenant ainsi introuvable.

Interrogé sur la découverte de Kapo à quelques mètres seulement de sa résidence, l’homme a simplement affirmé que son chien serait parvenu à revenir tout seul de son lieu de garde inconnu.

Notre avocate, Maître Richaud, a méthodiquement déconstruit ce récit, rappelant que l’affection prétendue par le prévenu ne pesait rien face à la violence subie : « C’est déjà une épreuve de se brûler avec un four, alors subir une brûlure interne par électricité est une cruauté absolue », a-t-elle notamment avancé. Face à une défense allant jusqu’à plaider que « ce n’était qu’un chien », elle a notamment rappelé que Kapo était un être sensible dont l’atteinte à la vie engageait la responsabilité pénale de son détenteur.

Et heureusement le message envoyé par la justice va dans ce sens. Le condamné a été reconduit directement en cellule et condamné à y rester pendant 1 an !

Outre la prison, il se voit signifier une interdiction définitive de détenir un animal et une amende de 500 euros pour mauvais traitements. Pour la FAA, cette décision reconnaît enfin la dangerosité du prévenu et marque une étape importante dans la lutte contre la barbarie animale.