Le martyre de Zéphyr : l’horreur au cœur de l’enquête

Montauroux. Le 15 janvier dernier, la vie d’Annick et Gérard a basculé dans l’effroi.

Zéphyr, leur Ragdoll de 22 mois — un « bébé d’amour » plein de vie — ne rentre pas de sa promenade habituelle. Commence alors une nuit d’angoisse, de recherches vaines dans le quartier, jusqu’à sa découverte, le lendemain soir.

C’est dans le jardin d’une voisine que Zéphyr est retrouvé. Il ne miaule plus, il râle. Son arrière-train est ensanglanté.

Le diagnostic tombe à la clinique vétérinaire : Zéphyr a été torturé. Queue arrachée, vertèbres brisées, lésions internes… l’animal a subi un martyre que l’on ne peut imaginer.

Malgré une nuit de lutte, il s’éteint au petit matin.

Dévastée, Annick ne reste pas seule et contacte notre service enquêtes. Au-delà de la plainte, elle cherche une épaule, un soutien pour affronter l’indicible. « Je vous remercie de votre accueil et de vos mots de réconfort », nous écrira-t-elle plus tard.

À la Fondation, notre rôle commence là : dans l’écoute de cette souffrance. Mais il se poursuit immédiatement sur le terrain de l’action. Pour que la mort de Zéphyr ne reste pas un simple fait divers, la FAA a mobilisé ses réseaux presse, mettant tout en œuvre pour que l’affaire éclate au grand jour.

Le combat est désormais juridique. Le parquet de Draguignan est saisi, une nécropsie a été ordonnée pour recueillir des preuves ADN. La FAA se porte partie civile aux côtés des propriétaires. Car derrière cet acte abject se cache un profil dangereux : celui qui torture un être sensible avec une telle violence est une menace pour tous.

Aujourd’hui, une pétition réunit déjà plus de 58 000 signatures.

La médiatisation est lancée, les consciences s’éveillent.

Nous avons promis à Annick et Gérard de ne rien lâcher. Nous serons là, à chaque étape, jusqu’à ce que le responsable de cette barbarie soit identifié et jugé.