8 mois de prison ferme pour le tortionnaire de Mani

Nous debutons cette année 2026 avec une bonne nouvelle. Mardi dernier, le tribunal de Creteil a condamné un tortionnaire bien connu de la justice à huit mois d’emprisonnement ferme et une interdiction définitive de détenir un animal. Cette décision met fin au calvaire de Mani, un chien dont le parcours symbolise à la fois la brutalité de la récidive et la victoire du droit animalier.

Un profil de récidiviste marqué par le cynisme

L’affaire Mani n’est pas un cas isolé, mais l’aboutissement d’un lourd passif judiciaire. En 2020, alors qu’il n’était qu’un chiot, l’animal avait été saisi une première fois pour mutilation à vif de ses oreilles avant d’être, par une tragique décision de justice, restitué à son propriétaire.

Ce dernier, affichant 17 mentions à son casier judiciaire, a fait preuve d’un cynisme total tout au long de la procédure, qualifiant l’animal de simple « clebs ». Un détachement alarmant, alors que deux autres chiens n’avaient déjà pas survécu sous sa garde par le passé.

Des conditions de détention indignes
L’instruction a révélé l’ampleur des sévices subis. Mani vivait dans un état de prostration absolue, entravé par une chaîne de plus de trois kilos. Lors de l’intervention de la brigade, les agents ont dû sectionner un collier incrusté par la crasse, tant celui-ci était serré.
Le rapport vétérinaire quant à lui a révélé de multiples cicatrices sur le museau et les flancs du chien, suggèrant une possible exploitation pour des combats.
L’animal a été retrouvé dans un état de cachexie avancé (colonne vertébrale saillante) et présentait des lésions traumatiques compatibles avec des coups portés de façon répétée. Brisé psychologiquement, Mani ne manifestait plus aucune réaction de défense lors des agressions.

Une condamnation assortie de l’exécution provisoire

Face à la gravité des faits et au risque de récidive, le Tribunal a prononcé une sentence de fermeté :

– 8 mois d’emprisonnement ferme avec exécution provisoire.
– Interdiction définitive de détenir un animal.
– Confiscation de l’animal au profit de la Fondation Assistance aux Animaux.

Vers une réhabilitation nécessaire

Désormais sous la protection de la FAA, Mani entame une phase de reconstruction. Placé en famille d’accueil, il découvre un environnement stable, indispensable pour pallier les traumatismes subis.