CONTRE LA FOURRURE

Pour un hiver sans cruauté

Chaque année, l’hiver venu, c’est la même chose. On voit défiler dans la rue des personnes bien emmitouflées dans leurs manteaux de souffrance. Difficile de faire un pas dans la rue sans frôler les dépouilles fièrement arborées d’animaux sacrifiés sur l’hôtel de la coquetterie. Nul ne peut ignorer la cruauté, l’ignominie, la souffrance qu’a couté ce concentré de barbarie qui les maintient confortablement au chaud.

Plus discrète, mais toujours là

Il est vrai qu’il est désormais plus rare de voir des manteaux entièrement fait de fourrure. Les industriels l’ont bien compris : porter la mort de façon trop visible, ça choque. Ils rusent donc et ajoute par petites touches plus ou moins discrètes ces morceaux d’animaux, si bien que même le consommateur ne se rend parfois pas compte de ce qu’il porte. Un revers par ci, un col par là, une garniture en passant, force est de constater que le poil naturel s’est frayé à nouveau un chemin dans les fashion weeks internationales, touchant une clientèle de plus en plus jeune et pourtant sensibilisée au problème. Il est tout à fait possible que vous même, vos proches, ou vos amis, portiez les restes d’animaux sacrifiés inhumainement sans même vous en douter. Pensez à bien regarder la composition des vêtements que vous achetez, car pour cacher la cruauté, les industriels usent de noms bien spéciaux afin de vous berner. Ainsi, on retrouve de la fourrure de chat importée de chine sous l’appellation « chat de chine », « chat Lippi » ou encore « lapin ». Quant à la fourrure de chien, on en trouve sous des noms fantaisistes de « loups d’Asie » ou encore « dogue de chine ». Des négociants en fourrure ont expliqué que l’appellation dépendait des préférences de l’acheteur… Toujours dans le but de vous berner, on trouve également des étiquettes incomplètes alors même que les vêtements ornés de fourrure doivent être clairement identifiés comme tel, en plus de nommer l’animal dont la fourrure a été utilisée. En cas de doute, le mieux est encore de s’abstenir.

Des animaux privés de leur liberté

En Europe, les animaux prisonniers des « fermes à fourrures » sont essentiellement les visons, les renards, les lapins, les chiens viverrins, les chinchillas et autres ragondins. Alors que ces espèces sont solitaires, leurs représentants captifs sont littéralement entassés à plusieurs dans des cages grillagées exigües n’excédant pas la taille d’une feuille de papier, privés de tout ce dont ils ont besoin. Ils ne peuvent ni se déplacer, ni se cacher, ni s’isoler, si même fuir leurs congénères rendus agressifs par ces conditions de détention qui conduiraient à la folie n’importe quel être. Ils ne peuvent que subir en attendant leur mort. Le sol grillagé de leur prison leur blesse sévèrement les pattes. Le plus souvent, ces blessures qui ne sont pas soignées s’infectent provoquant des gangrènes, infections et douleurs insupportables. L’odeur insoutenable qui émane des cages prend à la gorge. Un mélange d’ammoniac, d’excréments, de décomposition, de sang ; L’odeur de la mort. Pas étonnant lorsqu’on apprend que les vivants sont parfois nourris des cadavres dépecés de leurs congénères ! Dans presque chaque cage, on compte dans le meilleur des cas au moins un animal blessé. Victimes de bagarres et de cannibalisme, on observe aisément des visons et autres renards avec des abcès, une oreille ou un œil en moins ou encore, se trainant sur les pattes avant car leur arrière train atrophié ne peut les porter. Les auto utilisations, manifestation d’un stress intense, sont légions. Qu’ils soient élevés pour mourir ne change en rien leurs besoins qui sont les mêmes que leurs homologues sauvages. Aux souffrances physiques viennent donc s’ajouter cette torture psychologique qui ne prendra fin qu’avec leur mort.

Des méthodes d’abattage barbares

Les scènes d’horreur pendant la mise à mort des animaux dans les fermes à fourrure vont au-delà de ce que l’on pourrait imaginer. Car il faut bien garder à l’esprit que les éleveurs ont pour seul objectif de préserver la qualité de la fourrure. Ils tuent donc leurs martyrs avec des procédés odieux qu’on ne tolérerait même pas pour les animaux destinés à être mangés. La méthode la plus utilisée pour tuer les renards est l’électrocution anale. Le processus consiste à fixer une pince sur le museau du renard, à introduire une barre métallique dans l’anus de l’animal, puis à envoyer une décharge électrique par l’intermédiaire d’une batterie. D’autres renards se font simplement étourdir à coups de gourdin sur la tête, comme le montre une récente investigation en Chine. Les visons sont quant à eux gazés et les chinchillas électrocutés. Il arrive aussi qu’ils soient tués par dislocation des cervicales. Bien sur, il n’est pas rare qu’une électrocution ne suffise pas. L’animal sera alors dépecé vivant.

La fourrure importée (âme sensible s’abstenir)

Saviez vous que plus de 50% de la production de fourrure provient de chine ? Les fermes et les conditions d’abattages ne font l’objet d’aucune réglementation et les scènes auxquelles ont assisté des enquêteurs relèvent d’un véritable film d’horreur dont chats, chiens et autre animaux sont les premières victimes. « Quand les ouvriers s’approchent des animaux, le regard de ces derniers exprime toute leur impuissance. Avant d’être dépecés vivants, les animaux sont arrachés de leur cage et jetés au sol ; les ouvriers les matraquent avec des barres de fer et les projettent violemment sur des surfaces dures, brisant ainsi les os et entraînant des convulsions, mais pas toujours une mort immédiate. Alors que les ouvriers commencent à arracher la peau et la fourrure des animaux, ces derniers se tordent de douleur et leurs membres encore libres tremblent. Les ouvriers font pression avec leurs pieds sur le cou et la tête des animaux qui luttent avec trop d’acharnement, pour que l’entaille soit franche. Quand la fourrure est enfin arrachée de l’animal, la dépouille ensanglantée est jetée sur un amas d’autres corps qui ont subi le même traitement. Certains animaux sont encore vivants : ils respirent péniblement et clignent lentement des yeux. Un enquêteur a filmé un chien sauvage entièrement dépecé, qui a eu assez de force pour relever sa tête nue et ensanglantée, et fixer son regard vers l’objectif. » Cette fourrure ainsi obtenue est vendue dans le monde entier, de ventes aux enchères en marchés spécialisés, si bien qu’il est impossible de déterminer avec certitude que la fourrure présente sur un article provient de Chine ou d’Europe. Le seul moyen d’arrêter cette cruauté innommable est de ne jamais porter de fourrure (manteaux, cols, accessoires…).

Duvet, angora… toujours la même cruauté

Beaucoup pensent (à tort) que porter du duvet, de la laine ou de l’angora, ce n’est pas la même chose que de la fourrure car les animaux ne sont pas tués pour obtenir leur peau. Et si c’était encore pire? Plusieurs enquêtes et caméras cachées ont mis en lumière toute la cruauté de la production de duvet, de laine ou encore d’angora. On y voit entre autre des lapins, entravés par les liens aux pattes avant et arrière, étirés de tout leur long, à qui des ouvriers arrachent à vif et sous les hurlements de douleurs des animaux, leurs poils par poignées entières. Ce véritable épisode de torture se déroule sur plusieurs minutes aux termes desquelles l’animal meurtri est renvoyé dans sa cage en attendant la repousse. Il subira le même sort plusieurs fois durant sa vie, sachant pertinemment ce qui l’attend lorsqu’on vient le chercher. Il en va de même pour ces oies entièrement plumées vivantes, qui se retrouvent nues, la peau à vif et rendue douloureuse par ce traitement inhumain. Est-ce là le prix à payer pour un oreiller en plumes véritables?

La face cachée de la laine

Et la laine… nous sommes tellement nombreux à penser que cette matière n’est pas source de souffrance puisque les moutons sont régulièrement tondu, leurs poils n’est pas arraché … Détrompez-vous. La encore, c’est une vidéo tournée en caméra caché qui dévoile l’horrible vérité. On y voit des moutons traités sans aucun ménagement. Tirés par diverses parties de leurs corps, victimes de l’acharnement des ouvriers qui leurs assène des coups violents, leur saute dessus à pieds joints ! La presque totalité de la laine utilisées dans les vêtements provient d’Australie ou d’immenses élevages foisonnent. Tellement immenses que les éleveurs ne peuvent soigner chaque bêtes malades. Les plus faibles périssent donc sur place. Leurs propriétaires sont de toute manière bien plus préoccupés par leur intérêt que par le bien être des animaux. Les moutons sont castrés, amputés de leur queue et d’une partie de chair au niveau de l’anus, à vif. Enfin, pour une question de rentabilité, ils sont tondus en hiver. Beaucoup meurent donc de froid après la tonte. Quasiment chaque bribe de leur existence sera emplie de misère, d’abus, de peur et de maladie. Et une fois suffisamment exploités, ils connaitront une mort douloureuse après un transport à destination du Moyen-Orient. Beaucoup périront dans les navires insalubres et les moutons malades ou les agneaux seront jetés à la mer. Les survivants seront égorgés à vif.

 

Toute cette cruauté pour quoi ? Un effet de mode aussi futile qu’inutile et cruel. Nous n’avons nul besoin de porter la mort pour avoir chaud. Les tissus synthétiques et le coton suffisent amplement. Comme pour bien des combats, seule l’information permettra de sauver ces animaux exploités dans un sadisme infini. Faites passer le message autour de vous : Laissons leur peau aux animaux !

 

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